Mémorial de la philosophie, tome 2, Manuel de Diéguez

25,00 

DANS CE TOME NOUS TRAITONS DE :
René Descartes, Thomas Hobbes, Baruch Spinoza, John Locke, Leibniz Berkeley, Hume, Voltaire, Jean-Jacques Rousseau, Emmanuel Kant, Hegel , David Strauss, Soeren Kierkegaard, Schopenhauer, Nietzsche.

Première oeuvre posthume publiée du philosophe Manuel de Diéguez, ce Mémorial de la philosophie nous offre une confrontation avec les grands esprits du passé à la recherche de l’inconscient religieux de la pensée.

Par ces volumes s’ouvre la redécouverte d’un grand auteur français du XXe siècle, enfin sorti des limbes de l’oubli.

Manuel de Diéguez (1922 – 2019) né à Saint-Gall (Suisse). Études de Lettres, de Droit et de Sciences politiques à l’Université de Lausanne (UNIL). Plusieurs fois Visiting Professor aux États Unis. Principaux ouvrages : Science et Nescience (Gallimard, Bibliothèque des Idées), La Caverne (Gallimard, Bibliothèque des Idées), Essai sur l’avenir poétique de Dieu (Plon), Et l’homme créa son Dieu (Fayard), Le Combat de la raison (Albin Michel).

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Au cours des si mal nommées trente glorieuses, la main invisible du marché décida sans trop le crier sur les toits, qu’il était grand temps d’en finir avec un certain nombre d’intellectuels, représentatifs d’une génération et d’une forme d’éducation, c’est-à-dire d’une culture dont il urgeait de se débarrasser en la déclarant obsolète, pour la remplacer par la religion de la réussite matérielle, le libéralisme de droite (pléonasme), la culture des start ups et autres cadeaux de fée Carabosse venus d’Outre Atlantique et accueillis – faut-il le dire – par les mêmes pécores de Panurge qui se précipitent aujourd’hui les yeux brillants et la bouche ouverte sur les seringues porteuses de leur mort.

D’exception, il n’y en eut pas, cependant, en 1975, pour Manuel de Diéguez, qui, lorsqu’il remit  à son éditeur –  Gallimard – le manuscrit de La Caverne (1078 pages) en obtint un contrat normal pour publication dans « La Bibliothèque des Idées », mais au moment de la sortie de l’ouvrage s’entendit annoncer que ses droits d’auteur, pour ce livre, seraient réduits de moitié. Devant son refus, l’éditeur le menaça de mettre le livre en vente à un prix invendable, vengeance qui fut bel et bien mise en action et qui porta un grave préjudice à l’oeuvre et à l’auteur.  Et les contrats signés ? Circulez ! En véritable Don Quichotte, Manuel de Diéguez fit, à la très puissante maison, un procès qu’il gagna.

Cependant, tout au long de ces années qui vont de 1975 à sa mort en 2019, Manuel de Diéguez avait continué d’écrire, puis de dicter, à Aline, lorsque sa vue avait trop baissé. Il paraissait logique à celle qui connaissait son œuvre et les méandres de sa pensée sur le bout des ongles, de songer qu’il était temps de faire publier désormais des œuvres qui n’attendaient que le grand jour.

C’est alors qu’un petit miracle se produisit, en la personne de l’animateur des éditions Perspectives Libres, qui lui rendit un jour visite pour demander si elle n’aurait pas un ouvrage inédit de son mari, car il aurait aimé publier quelque chose de lui. Oh, mais si, Monsieur, elle en avait. Et c’est ainsi que le 1er janvier de cette année 2022 est sorti le premier (car il y en a d’autres) de ces inédits.

Qu’il soit la première hirondelle de ce qu’on espère être un printemps.

Manuel de Diéguez a voulu reposer dans son propre jardin « au milieu des rosiers d’Aline ». C’est là qu’il se trouve, et c’est naturellement Aline aussi, le maître d’œuvre de ce Mémorial, qui en a écrit la préface.

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