Philippe Pulice : Pourquoi la transition de genre risque de se banaliser ?

Qui aurait imaginé, au début des années 2000, que des questions aussi simples que « Qu’est-ce qu’un homme ? » ou « Qu’est-ce qu’une femme ? » deviendraient, deux décennies plus tard, sources de malaises, de tensions et de véritables conflits idéologiques ? Ce qui relevait de l’évidence pour l’immense majorité des gens est désormais perçu comme complexe, troublant et profondément conflictuel, en...

Dissuasion, désarmement moral, guerre totale et euthanasie

La guerre totale, donc nucléaire, est de nouveau de l’ordre du pensable, du possible. Et par ailleurs, en Occident, nous discutons de la légalisation du suicide euthanasique. On ne voit pas a priori de rapport entre ces deux faits. Pourtant, la conjonction des deux phénomènes est extrêmement inquiétante. Pourquoi ? Parce que la légalisation éventuelle du suicide euthanasique participerait d’une...

Philippe Pulice :  Pourquoi l’idéologie qui se cache derrière le wokisme est-elle dangereuse ?

Les causes mises en avant par le wokisme sont difficilement contestables, car elles sont pour la plupart légitimes et porteuses de sens : justice sociale, équité, lutte contre le racisme, combat contre les discriminations et les injustices. Lorsqu'il est présenté uniquement à travers ces causes, ce mouvement apparaît quasiment inattaquable, et c'est l’une de ses forces. Soyons clairs : le...

Euthanasie, du droit de mourir à l’obligation de mourir

Nous sommes en train de débattre du droit de se donner la mort. Beaucoup semblent d’accord pour établir ce droit, par respect de la liberté ou par compassion devant la souffrance. Ils ne le seraient plus s’ils réalisaient au prix de quelles obligations il s’achète. Acquérir un certain droit de mourir, c’est en effet renoncer à un certain droit de vivre. Si la loi pose un droit, quel qu’il soit,...

La chronique anachronique de Hubert de Champris – Paul Valéry, amoureux de son cerveau

À la nuit tombante, les annuelles Journées Paul Valéry closes, ils s’étaient évaporés ; et voici qu’à la faveur de l’emprunt d’un raccourci nous faisant débouler vers la mer au travers du cimetière marin de Sète, nous les retrouvions, devisant sans doute plus laïquement que religieusement, sur le banc sis devant la tombe de celle que Catherine Pozzi qualifiait en substance (blanche évidemment, neuro-cognition oblige) de fieffé égotiste. Notre dévot duo, composé de Régis Debray et du biographe en chef du fameux écrivain, Michel Jarrety, humait les mânes de cette perpétuelle tête de litote, de cette sorte de Musset qui tremperait sa plume dans l’encrier de Hegel, qui, pour le moins, aurait décidé que l’impressionnisme devait désormais être une science exacte.

Psychologie

La chronique anachronique de Hubert de Champris – Paul Valéry, amoureux de son cerveau

La chronique anachronique de Hubert de Champris – Paul Valéry, amoureux de son cerveau

À la nuit tombante, les annuelles Journées Paul Valéry closes, ils s’étaient évaporés ; et voici qu’à la faveur de l’emprunt d’un raccourci nous faisant débouler vers la mer au travers du cimetière marin de Sète, nous les retrouvions, devisant sans doute plus laïquement que religieusement, sur le banc sis devant la tombe de celle que Catherine Pozzi qualifiait en substance (blanche évidemment, neuro-cognition oblige) de fieffé égotiste. Notre dévot duo, composé de Régis Debray et du biographe en chef du fameux écrivain, Michel Jarrety, humait les mânes de cette perpétuelle tête de litote, de cette sorte de Musset qui tremperait sa plume dans l’encrier de Hegel, qui, pour le moins, aurait décidé que l’impressionnisme devait désormais être une science exacte.

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